37, rue Saint-Jacques
Saint-Jean-sur-Richelieu, QC
Mercredi : Midi à 16h
Jeudi et Vendredi : Midi à 19h
Samedi et dimanche : Midi à 17h

La pratique artistique d’Elphie Litalien s’articule autour d’une réflexion sur le féminin, la mémoire émotionnelle et les processus de transformation. À travers un vocabulaire symbolique récurrent — la figure féminine, l’oiseau et la fleur — elle développe un langage pictural qui interroge les notions de présence, de passage et de résilience.
La figure féminine occupe une place centrale dans son travail. Elle est abordée comme un espace de projection plutôt que comme un portrait individuel. Dépouillée de toute narration explicite, elle incarne une subjectivité silencieuse, un corps porteur d’expériences et de strates émotionnelles. Cette figure devient un territoire sensible où s’inscrivent le vécu, la mémoire et le temps.
L’oiseau apparaît comme un motif de transition et de déplacement symbolique. Il évoque à la fois l’élan, la liberté intérieure et la possibilité d’un changement de perspective. Sa présence introduit une dynamique de mouvement qui contraste avec l’ancrage du corps féminin, agissant comme un vecteur de respiration et d’ouverture.
La fleur s’inscrit dans une réflexion sur la temporalité et les cycles de transformation. Elle représente un état transitoire, à la fois fragile et puissant, où la beauté est indissociable de l’impermanence. Dans ses œuvres, la fleur devient un signe de passage, soulignant la relation entre vulnérabilité et croissance.
Son processus de création repose sur une approche intuitive, structurée par une attention particulière portée à la matière, à la texture et à la composition. Les choix chromatiques et gestuels visent à créer des tensions et des équilibres, favorisant une lecture contemplative plutôt que narrative. La surface picturale est pensée comme un espace de résonance émotionnelle.
À travers cette pratique, Elphie Litalien cherche à produire des œuvres qui ne s’imposent pas comme des images à interpréter, mais comme des expériences sensibles. Son travail invite à une relation lente avec l’image, où le regardeur est amené à habiter l’œuvre et à y projeter son propre rapport au corps, au temps et à la transformation.



