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Francine Laporte a eu une vocation précoce pour la
peinture et a su conserver son identité propre au-delà de
tous les acquis.
Pour cette exposition, elle nous propose des
œuvres récentes et pour lesquelles elle a développé
des techniques bien personnelles, particulièrement en ce qui
a trait à l'estampe numérique. Sa peinture suggère des
évasions, des espaces, au gré des variations de lumière, aux
couleurs pigmentées donnant tout son sens à la texture. Avec
des transparences inouïes, elle nous entraîne vers une autre
dimension, où le réel et l'imaginaire se côtoient en
permanence. Les horizons lointains sont à découvrir par le
biais des émotions enfouies et de la mémoire retrouvée.

En 1990, Louis-Claude Poirier ressent un
irrépressible désir de peindre. La vie lui répond par un lot
de toiles vierges, rebuts d’un décor de film. L’impact de ce
hasard est plus que matériel; son processus est confirmé par
l’invisible…
La crise du verglas de 1998 aura un impact
majeur sur son art. Il dépose un tableau par terre, y laisse
tomber des gouttes, dirige la couleur en bougeant la toile
et reste saisi devant le premier des coulis…Les coulis sont
devenus langage et il abandonne à « l’état de peindre » le
soin de l’exprimer. Il s’y applique comme ces peintres
d’icônes au Moyen-Âge russe. Après dix ans d’exploration, il
sent le besoin d’épurer, de risquer l’unique geste, le
one shot. Après avoir fait une synthèse de sa recherche,
il entre maintenant dans un processus d’intégrations.
Plus encore, il revient au point de départ en donnant à
l’art sa fonction première : éclairer. Le processus se
poursuit. La tension entre ce qui semble être des
oppositions devient génératrice…des intégrations…
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