
|

Lors de mon premier séjour à New-York à
l'été 2006, j'ai pris le temps de "vivre" la ville et de
m'imprégner de son atmosphère, de son odeur, de sa culture
et surtout de son architecture. Je sentais que les murs me
parlaient. Ces murs tantôt sales, tantôt remplis de
graffitis, ces murs usés par l'histoire et le temps,
grafignés, décolorés, couverts de coulisses de rouille et de
rayures, ces murs si inspirants sont devenus le centre de
mon travail.
Pour moi, la toile est un mur sur lequel
je m'exprime, sur lequel je dessine, sur lequel j'écris. Je
fais revivre mes émotions sur ces "murs" à l'aide
d'acrylique, de crayons et de pastels gras, de collages de
toutes sortes (tissu, papier, ruban adhésif), de formes
abstraites, de lignes, de taches, de coulisses,
d'égratignures, de chiffres et de lettres. Les successions
de couches d'acrylique ainsi que l'utilisation de mortier de
modelage me permettent d'ajouter de la texture à mes
tableaux.
Ayant toujours été attiré par la
créativité et le lâcher prise des artistes peintres
contemporains et abstraits ainsi que par l'originalité et
l'émotivité véhiculées par leurs œuvres, il allait de soi
que j'étais pour m'approprier tôt ou tard cette forme
d'expression. Plus précisément, ma principale influence
provient des peintres expressionnistes abstraits américains
des années 1950 à 1970. Ce courant artistique né à New-York
en 1946, consiste à retranscrire ses pensées et ses
sentiments avec des formes abstraites et des couleurs très
variées. En ce sens, je préconise l'automatisme et
l'abstraction gestuelle (action painting) qui donne de
l'importance à la texture, à la matière ainsi qu'aux gestes
de l'artiste.

|





 |