Marie
Claprood
Reconnue pour ses couleurs terreuses, sa démarche artistique
s’oriente depuis bientôt 15 ans vers la coexistence entre le
figuratif et l’abstraction, entre le geste libre et le geste
maîtrisé, entre la matière de la peinture et le linéaire du dessin.
… Une «écriture» sensible, voire épidermique par son registre de
nuances et de textures. (…) Ce traitement généreux de la matière
semble traduire une pulsion intérieure que l’artiste exprime avec
douceur, comme si elle tentait d’en contenir le flux. (…) La
structure de la toile est construite, placée, architecturée, mise en
scène de manière à donner naissance à une narration, à une
interaction plutôt, entre les différentes composantes du tableau.
(…) Les mises en scène adroites et sobres de l’artiste excitent le
potentiel symbolique et favorise la transfiguration pour peu que le
spectateur soit attentif… »
Robert Bernier
La pratique artistique de Marie Claprood gravite souvent autour de thèmes issus de la nature. Continuant dans la foulée de sa nouvelle production de paysages abstraits, l’exposition Lieux Sacrés qui est présentée au Salon Rouge, explore un sous-thème plus environnementaliste.
Pour s’inspirer face à ce sujet, l’artiste proposa, au printemps dernier, un jeu de correspondance sur le mot environnement avec des gens de son entourage. Les œuvres présentées lors de cette exposition intégrent donc des mots, des objets et des images spécifiques pour susciter, espère-t-elle, une réflexion supplémentaire à un mouvement social déjà bien amorcé.
