Expositions

Vie sur terre

Du 15 avril 2016 au 8 mai 2016

Son travail actuel s’articule sur un rapprochement à l’illustration typiquement liée à la bande dessinée, bien que sans phylactère, et pour laquelle l’inspiration provient majoritairement de deux sources : d’une part l’inscription dans le sillon des dessinateurs avant-gardistes qui ont rompu avec les traditions du genre, devenant plus artistiques ou plus expérimentaux (l’artiste se  réfère ici à la bande dessinée européenne plutôt qu’aux « comics » américains), et d’autre part, une recherche plus méticuleuse de la ligne.

 L’exposition Vie sur terre propose de confronter les visiteurs avec leurs définitions personnelles, leurs limites propres de ce qu’est la vie, la terre, le normal. Cette confrontation s’articule sur trois axes principaux qui s’entrecoupent, soit la rupture du format de présentation, la matérialité et les termes abordés. Tout d’abord, le genre d’illustration qui forme le projet d’exposition ici présenté est typiquement confiné aux livres, et notamment à un type de livres encore plus spécialisé, soit la bande dessinée. L’intention de Gonza Meza est de sortir de ce format de diffusion, rompant avec l’usuel, afin de contribuer à mettre en lumière un art (le 9e) souvent considéré mineur, et pourtant facile d’approche.

 En deuxième lieu, l’exposition amène les observateurs littéralement en voyage, autant en termes physiques par le chemin créé dans l’espace pour différencier les trois parties de l’exposition, qu’en termes conceptuels par la multiplicité des situations qui sont illustrées. Un mélange de moments pacifiques, silencieux, curieux jusqu’à des visions parfois violentes et au sens obscur.

Enfin, l’artiste cherche à montrer d’une certaine façon un genre de jardin avec toute une variété de plantes, arbres et arbustes, exotiques ou communs, sauvages ou cultivés. La découverte de ces contrastes devient un révélateur de notre propre vision du monde, tout en la poussant à l’approfondir : par exemple, en montrant dans un dessin l’apparente, mais trompeuse, simplicité d’un visage humain aux côtés d’un autre où personnes et personnages imaginaires (qu’on ne trouve pas tous les après-midi dans la rue !) interagissent presque trivialement.

 Gonza Meza est né à Santiago du Chili, en 1978. Intéressé très tôt par l’art en général, il a étudié au « Liceo Experimental de Arte » de Santiago, puis à l’« Escuela Moderna de Santiago ». Il a par la suite poursuivi ses explorations plastiques de façon autodidacte, tout en participant à plusieurs projets artistiques multidisciplinaires, comme l’événement culturel « Fiesta de Personajes » en 2007, les murales de « Mono Gonzalez » (qui fut l’un des fondateurs du mouvement de Violeta Parra au Chili) de 2005 à 2008 ainsi qu’au Festival de musique et de danse de « La Suegra » en 2008. Il est arrivé à Montréal au printemps 2009.  En 2011, il a fait partie de l’exposition du Regroupement des Artistes de Rosemont-Petite-Patrie, puis il a été sélectionné pour faire partie de l’événement « Parcours M » de l’avenue Masson.