Expositions

Exposition des Lauréats 2013 des Prix Stanké

Mélanie Lefebvre, Gilles Payette et Jean-Pierre Pilon

Du 10 avril 2014 au 4 mai 2014
stanke

Mélanie Lefebvre, Folle de hockey

Artiste peintre, folle de hockey, Mélanie Lefebvre réalise des tableaux sur les joueurs du Canadien de Montréal. Elle cherche toujours à peindre l’émotion de son sujet. Elle travaille l’acrylique sur bois et ajoute à la toute fin une couche d’époxy, pour donner l’impression de regarder le joueur derrière la baie vitrée ou l’écran de télévision. Ses toiles sont minimalistes, frôlant l’abstraction. Avec sa production artistique Folle de hockey, l’artiste a voulu sortir de sa zone de confort. Plutôt que de travailler avec spontanéité comme elle le fait d’habitude, elle a entrepris un travail minutieux qui demande une recherche esthétique, mais sensible, dans un univers brusque et très masculin.

Gilles Payette, Réflexion

La réflexion d’une pièce sur une autre, le miroir de celle-ci, notre réflexion sur l’une d’elle. Comment une pièce nous fait-elle réfléchir quand nous la regardons. Quelle est son histoire et quelle histoire percevons-nous? Selon le regard et l’état d’esprit dans lequel nous nous trouvons, la perception sera différente à bien des égards. La réflexion que nous portons en regardant certaines pièces est-elle exacte ?

Du verre coulé dans des moules de sable pour faire de grandes sculptures, voilà le chemin de son expérimentation, ce qui anime sa création, comme l’instrument pour le musicien. L’artiste joue avec le sable pour créer un moule où le verre prendra place et sera capable de traduire l’expression exacte de sa pensée. Depuis le début des temps, l’être humain s’est revêtu de différents costumes, soit pour se protéger du froid ou des guerres, soit lors de cérémonies ou par séduction. La tenue vestimentaire projette tout un monde intérieur ; qui nous sommes, comment nous nous sentons et où nous allons. C’est donc sous cette forme première que le travail de Gilles Payette s’élabore, avec les multiples perceptions d’un même objet qui révèle souvent l’état d’esprit de celle ou celui qui le regarde.

Jean-Pierre Pilon, la série Bétonial

L’homme malgré un certain discours réfractaire s’est habitué au béton. Malgré un inconfort critique, il y dort et y travaille. Au point même de l’apprivoiser, de le réparer, d’en créer des chefs-d’œuvre, et même de l’oublier, de ne plus le voir. La série créée par Jean-Pierre Pilon rappelle le produit vu de près, ses tons et couleurs ainsi que sa texture. On peut même y faire des découvertes plus tendres.

Toujours sous l’angle de l’abstraction tranquille que le peintre affectionne, les tableaux expriment aussi ce que les mains de l’homme apportent au produit… comme à d’autres textures. Couche après couche, l’acrylique et les médiums amènent cette représentation du béton à un ou plusieurs points de lumière. De brèves textures réalistes qui miment une certaine survie assurée par l’homme sont plus ou moins présentes. Certains disent que la composition apparaît aimantée au point de vouloir entrer dans le tableau… une autre preuve de la suprématie du matériau chimique qui fait que la lumière douce et la couleur l’emportent et influencent toujours l’être urbain.